S’entraîner par mauvais temps : que manger avant et après sa séance ?

S'entraîner en running par mauvais temps, que manger avant et après ? Par Suzanne Cariant

Quand les conditions météo deviennent plus difficiles — froid, pluie, vent — les sensations à l’entraînement changent. On se sent parfois plus fatigué, plus raide, moins enclin à sortir. Pourtant, les besoins du corps, eux, restent bien réels. L’alimentation ne sert pas à “compenser” la météo, mais à soutenir l’effort et la récupération.
Bien manger autour de sa séance permet surtout de mieux encaisser l’entraînement et de mieux enchaîner les jours suivants.

S’entraîner par mauvais temps : que manger avant et après sa séance ?

Avant la séance : apporter de l’énergie sans alourdir

Par mauvais temps, on a parfois tendance soit à partir le ventre vide, soit à trop manger “pour se protéger du froid”. Les deux peuvent poser problème.
Avant une séance, l’objectif est simple : apporter de l’énergie facilement disponible sans perturber la digestion.
Quelques principes :

  • privilégier des aliments simples et digestes,
  • éviter les repas trop gras ou trop riches en fibres juste avant de courir,
  • conserver une hydratation suffisante, même quand on a moins soif.

Un encas léger ou un repas pris suffisamment en amont suffit dans la grande majorité des cas.

Après la séance : favoriser la récupération

Les conditions difficiles augmentent souvent le coût énergétique et la fatigue générale. La récupération devient donc encore plus importante.
Après la séance, trois priorités :

  • se réhydrater correctement,
  • apporter des protéines pour la réparation musculaire,
  • reconstituer les réserves d’énergie avec des glucides.

Un repas chaud et équilibré joue aussi un rôle important sur le plan du confort et du relâchement musculaire.

Attention à la surcompensation

Le froid et la fatigue peuvent augmenter les envies alimentaires. C’est normal. Mais il est important de ne pas confondre besoin physiologique et compensation émotionnelle.
Manger plus ne veut pas dire manger n’importe comment. L’objectif reste de soutenir l’organisme, pas de créer un déséquilibre.

Adapter sans complexifier

Il n’est pas nécessaire de bouleverser complètement son alimentation dès que la météo se dégrade. Dans la plupart des cas, il suffit de rester attentif à ses sensations, de conserver des repas simples et équilibrés et de veiller à ne pas négliger l’hydratation.

S’entraîner par mauvais temps : que manger avant et après sa séance ?

La météo rend parfois l’entraînement plus exigeant, mais les bases restent les mêmes :
bien s’alimenter avant pour avoir de l’énergie, et bien manger après pour récupérer.
L’alimentation n’est pas là pour lutter contre le mauvais temps.
Elle est là pour permettre au corps de continuer à s’entraîner dans de bonnes conditions.

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