Nutrition du coureur : manger pour mieux courir (et pas l’inverse)

Nutrition du coureur manger pour mieux courir par Suzanne Cariant, alias Suzyone coaching

Nutrition du coureur manger pour mieux courir

En tant qu’entraîneure, je vois trop souvent des coureurs motivés… mais épuisés.
Ils enchaînent les séances, mais peinent à récupérer. Ils veulent progresser, mais stagnent. Et quand on creuse un peu, la clé est souvent là : la nutrition ne suit pas.
Pas besoin d’être nutritionniste pour comprendre que le carburant conditionne la performance.
Mais il est temps de sortir des injonctions du type « mange moins », « sois sec », « pas de glucides après 18h ».
Courir, c’est demander beaucoup à son corps. Alors il faut lui donner les moyens de répondre présent.

Les erreurs que je vois souvent

  • Sauter les repas après l’entraînement, ou attendre trop longtemps
  • Se restreindre par peur de “gâcher les efforts”
  • Négliger les glucides, qui restent le premier carburant du coureur
  • Ne pas anticiper les grosses charges d’entraînement par une alimentation adaptée

Ces erreurs ne freinent pas juste la progression… elles fragilisent : fatigue chronique, blessures à répétition, perte de motivation, troubles digestifs en course.

  • Manger suffisamment.
    Courir, c’est consommer de l’énergie. Le corps a besoin de calories pour récupérer, réparer, s’adapter.
    Sous-alimenter un corps qui s’entraîne, c’est comme vouloir faire rouler une voiture sans essence.
  • Ne pas diaboliser les glucides.
    Pâtes, riz, patate douce, pain complet… Ce sont des alliés, pas des ennemis.
    Une assiette équilibrée doit contenir des glucides, des protéines, des lipides. C’est la qualité qui compte, pas l’exclusion.
  • Soigner l’après-séance.
    Dans les 30 à 60 minutes qui suivent l’effort, ton corps est comme une éponge. C’est le moment de lui offrir protéines + glucides + hydratation.
  • Écouter ses sensations.
    La faim est un signal. Le corps est intelligent. Il ne faut pas lutter contre, mais l’écouter avec bienveillance.

Ils peuvent avoir leur place, mais pas à la place d’une alimentation solide.
Priorité à l’assiette.

Ensuite, on peut ajuster avec :

  • Whey (protéines rapides post-effort)
  • Électrolytes si grosses chaleurs ou longues distances
  • Collagène pour les coureurs fragiles des tendons/articulations

Mais rien n’est magique. Ce sont des bonus, pas des bases.
Mais tout cela est fonction des besoins de TON corps. Et pour le savoir, rien de mieux qu’une prise de sang, accompagné d’un médecin pour connaitre les besoins de ton organisme.

Courir, c’est solliciter un corps. Progresser, c’est l’écouter, le respecter et le nourrir.
La nutrition ne devrait jamais être une contrainte. Elle est un appui, un moteur, un soutien silencieux.

Nutrition du coureur manger pour mieux courir

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