Pourquoi tu abandonnes avant même d’avoir commencé

Pourquoi tu abandonnes en course à pied par Suzanne Cariant, coach running, mental et PPG à Lyon

Tu t’es déjà dit :
“Je vais reprendre lundi.”
“Quand j’aurai plus de temps.”
“Quand je serai moins fatiguée.”
“Quand je serai prête.”

Et finalement… rien ne commence vraiment.

Ce mécanisme est extrêmement fréquent dans le sport, et particulièrement en course à pied. Beaucoup de personnes pensent manquer de motivation. Mais en réalité, elles manquent surtout de sécurité intérieure. Parce que commencer implique une possibilité d’échec.
Et l’échec fait peur.
Alors le cerveau préfère repousser.
Le problème, c’est qu’à force d’attendre le moment parfait, on finit par ne plus avancer du tout.

Pourquoi le cerveau préfère l’inaction

Le cerveau humain cherche naturellement à économiser l’énergie et à éviter l’inconfort.
Commencer une activité physique, reprendre après une pause ou viser un nouvel objectif demande un effort d’adaptation, et cette adaptation crée une forme d’instabilité.
C’est précisément pour cette raison que beaucoup de coureuses abandonnent avant même de réellement commencer.
Pas parce qu’elles sont incapables, mais parce qu’elles ont peur de ce que cela pourrait révéler.
Peur de ne pas tenir. – Peur de ne pas progresser. – Peur du regard des autres. – Peur d’être déçue.
Cette peur peut prendre différentes formes :

  • procrastination,
  • perte de motivation rapide,
  • comparaison constante,
  • perfectionnisme,
  • besoin de “tout contrôler” avant de débuter.

Le piège de la motivation

On pense souvent que la motivation vient avant l’action, mais dans la réalité, c’est souvent l’inverse.
La motivation apparaît grâce au mouvement. Très peu de personnes sont réellement motivées avant leur séance, mais beaucoup ressentent de la satisfaction après avoir agi.
C’est l’action qui nourrit la confiance.
En préparation mentale, cette notion est essentielle.
Attendre de se sentir parfaitement prête peut devenir un piège, parce qu’on ne se sent presque jamais totalement prête.

Pourquoi la comparaison détruit le passage à l’action

Les réseaux sociaux ont renforcé cette difficulté.

On voit des coureurs rapides, des physiques “parfaits”, des entraînements impressionnants. Et inconsciemment, on pense qu’il faut déjà être “à ce niveau” pour commencer.

Mais la réalité est toute autre. Chaque coureur a commencé quelque part. La progression visible aujourd’hui est souvent le résultat de plusieurs années de régularité. Se comparer constamment empêche de construire sa propre trajectoire. Et surtout, cela fait oublier quelque chose d’essentiel :
la course à pied n’est pas réservée aux personnes déjà performantes.

Le vrai déclic

Le vrai déclic n’est pas de ne plus avoir peur. Le vrai déclic, c’est de comprendre qu’on peut avancer malgré le doute.

Tu n’as pas besoin d’être parfaite. Tu n’as pas besoin d’avoir confiance à 100 %. Tu n’as pas besoin de tout maîtriser.

Tu as simplement besoin d’accepter de commencer là où tu es aujourd’hui.

Parfois, une séance de 20 minutes suffit. Parfois, une marche est déjà un début. Parfois, remettre ses chaussures après plusieurs mois représente une immense victoire.

Et c’est précisément cela qui construit progressivement la confiance.

La confiance ne tombe pas du ciel

Elle se construit dans les petites actions répétées, dans les entraînements imparfaits, dans les séances où l’on doute mais où l’on avance quand même.

Parce qu’au fond, le courage n’est pas l’absence de peur. Le courage, c’est avancer malgré elle.

Tu n’as parfois même pas commencé… que tu as déjà décidé que tu n’y arriverais pas. Tu regardes les autres courir plus vite. Tu compares ton niveau. Tu attends d’être prête, motivée, plus légère, plus forte, plus organisée. Et finalement, tu repousses. Mais en réalité, le plus grand frein n’est pas toujours physique. Il est souvent mental. Beaucoup de coureuses abandonnent avant même de commencer parce qu’elles ont peur de ne pas être à la hauteur, peur d’échouer, peur de décevoir, peur de se confronter à elles-mêmes.

Le problème, c’est que le cerveau cherche naturellement à éviter l’inconfort. Commencer une nouvelle routine, reprendre le sport ou viser un objectif demande de sortir d’un fonctionnement connu. Et ce passage est inconfortable.

Alors on attend “le bon moment”

Mais le bon moment n’existe pas. La confiance ne vient pas avant l’action. Elle vient grâce à l’action. Tu n’as pas besoin d’être parfaite pour commencer à courir. Tu as simplement besoin d’accepter de débuter là où tu es aujourd’hui.

En préparation mentale, on travaille souvent sur cette idée : arrêter de vouloir contrôler le résultat avant même d’avoir essayé. Parce que la progression ne vient pas des journées parfaites, elle vient des petites actions répétées. Un footing de 20 minutes, une séance même imparfaite, une reprise après une pause…
Un entraînement malgré le doute. C’est cela qui construit la confiance.

Et parfois, le plus grand déclic n’est pas de croire en soi. C’est simplement d’oser commencer. C’est pourquoi je propose le programme RUN&MIND, un programme né de ma conviction que la plus grande victoire est celle que l’on remporte sur soi même.

Pourquoi tu abandonnes avant même d’avoir commencé

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