Faut-il faire une coupure estivale ?

Faut-il faire une coupure estivale ? Suzanne Cariant, alias Suzyone Coaching

Pourquoi ralentir (un peu) pour mieux repartir ?

Fin juillet. La chaleur est bien installée, les organismes fatiguent, les coureurs ne sont pas tous en pleine prépa, et pourtant beaucoup culpabilisent à l’idée de ralentir, voire de couper.
Et si au lieu de voir ça comme une régression, on considérait cette pause comme une stratégie d’entraînement à part entière ?

Pourquoi une coupure (ou un allègement) est bénéfique ?

  • Permet au corps de récupérer pleinement : tendons, muscles, système nerveux
  • Préserve la motivation en évitant la lassitude
  • Évite le surmenage mental
  • Favorise les supercompensations à long terme

Ralentir, ce n’est pas perdre. C’est reconstruire.

Une coupure, oui, mais pas forcément totale

Il ne s’agit pas forcément d’arrêter tout.

Tu peux :

  • Remplacer une séance de fractionné par une sortie vélo
  • Échanger une sortie longue contre une randonnée
  • Continuer à courir mais sans montre, au feeling

On parle d’entraînement croisé, ou de phase de “désentraînement actif” :
Tu bouges, tu entretiens, mais tu souffles.

Combien de temps couper ?

  • 1 semaine complète : si tu ressens une vraie fatigue, physique ou mentale
  • 2 semaines légères : si tu veux garder un peu de rythme sans pression
  • 10 à 15 jours sans structuration : pour déconnecter du cadre (et des applis)

La fin juillet est souvent un moment parfait avant d’enchaîner sur une prépa d’automne.

Le bon réflexe : revenir en douceur

Au retour, n’attaque pas direct par une séance VMA ! Reprends avec 2 ou 3 footings faciles.
Réintègre progressivement le renfo, puis l’intensité Réévalue tes objectifs à venir selon ton état général.
C’est souvent après une pause bien gérée qu’on revient avec un corps frais et un mental rechargé.

Couper, c’est parfois mieux que continuer. La course à pied, ce n’est pas une ligne droite. C’est un cycle, avec des phases d’intensité… et des phases d’intégration. Alors si ton corps ou ta tête réclame une pause fin juillet : écoute-les.
Ce n’est pas un recul.
C’est une prise d’élan pour la suite.

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